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Alex Shane (Brandsystem) : 70 millions par an et 11 sociétés en e-commerce
Alex Shane dirige Brandsystem, onze sociétés bâties autour du e-commerce. Il ne vend pas un produit, il construit une machine : une marque de vêtements, dix mille mètres carrés de logistique en Chine, un cabinet qui prépare des marques à la revente. Il assume dix à douze pour cent d'EBITDA sur 70 millions et dit que le reste part dans la croissance.

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De quoi parle cet épisode
Le groupe fait 70 millions d'euros par an. La cible annoncée est 250 millions en 2027.
Il a commencé à 13 ans en achetant et revendant des paires de chaussures, pour sortir d'un environnement où il était harcelé. À 14 ans il réinvestit tout en e-commerce. Dix ans plus tard il emploie 40 personnes, l'âge moyen dans ses bureaux est de 28 ans, et il est l'un des plus jeunes de sa propre société.
Dans cet épisode il ouvre la machine sans filtre : pourquoi le made in Portugal est du made in China déguisé, ce qu'il fait vraiment de son capex, pourquoi la marge n'est pas sa priorité à 10 à 12 pour cent d'EBITDA, comment il fabrique jusqu'à 1000 créatifs par semaine avec l'IA, et ce que deux recrues de 40 ans ont changé dans un groupe tenu par un fondateur de 23 ans.
Alex forme les e-commerçants dans le 8lab, sa formation et sa communauté.
Si tu veux apprendre le e-commerce avec quelqu'un qui l'opère à cette échelle, c'est ici :
L'invité
Alex Shane, Fondateur · Brandsystem · Instagram · YouTube
Le logiciel dont on parle dans cet épisode, 8lab. Lien d'affiliation.
Ce qu'on couvre, minute par minute
- 00:00:00Qui est Alex Shane et ce qu'est le groupe Brandsystem
- 00:02:2470 millions par an, 250 millions visés en 2027
- 00:03:04Pourquoi il a commencé à 14 ans
- 00:03:53De la revente de chaussures au dropshipping
- 00:04:40Est-ce que c'est encore le moment de se lancer en e-commerce
- 00:05:32Sa définition du marketing
- 00:06:14La différence entre marketing et communication
- 00:07:01Son vrai skill : la prise de risque
- 00:08:34Comment il prend ses décisions, et qui les filtre
- 00:10:04Le made in Portugal est du made in China déguisé
- 00:11:367 euros au Portugal contre 3 euros en Chine
- 00:12:21Pourquoi la Chine est le poumon du capitalisme
- 00:13:0860 employés dans sa warehouse, et ses propres usines
- 00:13:55Livraison Chine vers France en 48 heures
- 00:14:42La structure de ses équipes sur place
- 00:16:16Son capex, et pourquoi il refuse de connaître le chiffre
- 00:18:3510 à 12 pour cent d'EBITDA : pourquoi la marge passe après
- 00:21:40Les leviers de son scaling
- 00:22:27Le whitelisting et les partnership ads
- 00:23:12Recruter un CMO senior chez Fincut
- 00:24:43Les native ads et la fin de la pub léchée
- 00:27:50Ses process IA, et 1000 créatifs par semaine
- 00:29:22Quand le volume de créas n'est plus un avantage
- 00:31:38L'IA n'enrichit personne, elle accentue ce que tu es
- 00:34:41Son process d'itération de créas, en détail
- 00:39:27Le CMO et le partenariat avec Jean-Vincent
- 00:41:02Deux profils seniors, ex-Bagatelle et ex-Jimmy Fairly
- 00:43:18Le combo pirate et corpo
- 00:44:49Brand pour lui, System pour son associé
- 00:47:09Sa cible à quatre mois, un an et cinq ans
- 00:49:27Racheter des marques et faire du M&A
- 00:50:12Posséder tout l'écosystème de consommation
- 00:52:30Sa plus grosse peur
- 00:54:02Ce qu'il sacrifie pour atteindre ses 250 millions
- 00:55:35Le 8lab, l'Incubate et les questions du live
- 00:57:56Comment il repère une marque à racheter
- 01:00:13Clôture
Transcription de l'épisode
Transcription générée par StreamYard lors du tournage, puis relue et corrigée mot à mot le 30 août 2026, 11 894 mots. En cas de doute, l'épisode vidéo fait référence.
0:00J'accueille dans le podcast Marketing & Chill aujourd'hui Alex Shane. Très content de t'avoir parmi nous. Très content d'être là. Ça va être très cool, on va passer une heure ensemble. Je vais te poser des questions un peu sur tout. On va voir, je t'ai préparé pas mal de trucs. Ça va être très intéressant. Je vais te laisser te présenter dans un premier temps. Tu es le fondateur de Fincut, le fondateur également du groupe Brandsystem qui regroupe plusieurs choses : SaaS, advisoring, warehouse en Chine, incubateur avec le 8lab. Tu veux en dire plus sur tout ça, sur toute la vision que tu as, groupe, e-com en général, et de présenter, et puis ensuite on commencera le principe du podcast que je t'explique juste après. Magnifique.
0:46Bonjour à tous, moi c'est Alex Shane, j'ai 23 ans. Ça fait maintenant à peu près dix ans que je, que j'entreprends. J'ai commencé à 14 ans, de base pour sortir d'une vie qui me plaisait pas du tout, harcèlement, tout ça. Je viens d'une famille qui est très normale en termes de moyens. Je viens pas d'une famille sans aucune, sans aucune argent, quoi que ce soit, aucun problème de ce niveau-là. C'est juste des gros problèmes plus perso qui voulaient que je change d'environnement. Du coup, j'ai commencé comme ça. Et aujourd'hui, j'ai fondé le groupe Brandsystem qui est un conglomérat de 11 sociétés tout autour du e-commerce. Typiquement, il y a différentes marques à l'intérieur, notamment Fincut qui est la plus connue. On a des softwares, on a également une société de structuration et de restructuration
1:32d'entreprise qui s'appelle 44 Advisory, qui a pris la direction d'accompagner les e-commerçants avancés qui veulent exiter d'ici un ou deux ans, on va dire, et en fait les accompagner sur la dernière ou les deux dernières années pour vraiment venir maximiser leur, leur multiplicateur de revente et essayer de se positionner comme ça pour ensuite aller travailler avec des cabinets M&A, etc., pour directement faire la revente avec eux. Donc on a ça comme société et on a évidemment l'Infinite Fulfillment, une grosse société de logistique en Chine. Actuellement, on a dix mille mètres carrés en Chine. On va ouvrir entre 50 et 60 mille mètres carrés actuellement en janvier. On est en train de faire les visites, etc. On va passer vraiment au prochain, prochain
2:18niveau. On a de très belles choses qui arrivent avec cette boîte, notamment aussi l'ouverture de warehouse en France. Et pour parler chiffres sans tabou, actuellement, le Brandsystem, ça fait environ 70 millions d'euros par an, avec l'objectif de faire 250 millions en 2027. Magnifique. Le pitch est bien rodé. On va avoir l'occasion de te reposer plein de questions là-dessus. Merci pour ça. Est-ce que tu connais le principe du podcast ou pas ? Pas du tout. J'ai déjà regardé, mais sans vraiment penser au point. On a une série de 9 questions que je vais te poser, un peu comme le podcast Hot Ones avec les piments de plus en plus forts, et je vais te poser des questions. Donc au fur et à mesure, t'as deux jokers que tu vois apparaître
3:04à l'écran en bas à gauche. T'as le flou, ça veut dire que je te pose une question sur des KPI et que tu me dis « ah non, j'ai pas trop envie de te le dire », ou c'est genre je te le dis à plus ou moins 30 % parce que j'ai pas envie de te donner le chiffre exact. Et le joker, c'est le renvoi, c'est non, la question ne va pas répondre. Ok, c'est good ? Ça me va. C'est cool. Allez, let's go. Eh ben, on va faire ça. On a neuf questions, on a une heure. Et let's go. La première question, tu l'as, tu l'as un peu répondue dans l'introduction, mais je vais, on va la passer quand même rapidement. Tu as commencé à 14 ans, c'est quoi, donc tu avais l'envie de changer d'une vie qui t'allait pas. Est-ce que tu veux dire d'autres choses par rapport à ça ou on passe à la prochaine ? Parce que tu l'as bien décrit. Ouais, globalement c'était ça. En fait, j'étais dans un
3:53monde où vraiment j'avais des pensées assez noires tous les jours, c'était de plus en plus, plus en plus dur pour moi d'avancer. J'avais pas trouvé une bonne direction à ma vie, on peut dire. Et en fait, c'est quand j'ai commencé, à d'abord, à 13 ans, à faire de l'achat revente de chaussures qu'en fait, pour la première fois, j'avais une sorte de reconnaissance d'une autre partie qui m'a vraiment plu. Genre une mec qui me dit « merci putain, j'ai cherché cette paire de chaussures, incroyable, tu me l'as trouvée ». Là, c'était vraiment, moi, putain, en fait la gentillesse ça existe aussi. Et, et après, du coup, j'ai continué, j'ai kiffé ça. Sauf que c'était pas non plus le business le plus lucratif au monde. Et du coup, je, à 14 ans, j'ai commencé le drop, le e-commerce, enfin dropshipping tout simplement. Et là, j'ai investi tous les bénéfices de ce que je gagnais en chaussures. Sauf que j'étais vraiment
4:40très, très nul en dropshipping à l'époque. J'avais aucune stratégie, j'y allais au nique sa mère. Mais j'avais l'avantage et la chance d'être extrêmement passionné très vite par ce business. Du coup, en fait, je m'en foutais de perdre de l'argent. Et après, c'est comment j'ai commencé à allumer mon cerveau et essayer de réfléchir un peu plus à tout ça que ça a commencé à plus marcher, vers mes 17 ans quoi. C'était quelle année, là, quand tu t'es lancé à peu près sur l'e-com ? L'année, ça devait être du 2016. Est-ce que tu considères que c'était le moment pour se lancer ? Le moment pour se lancer, c'est maintenant. Pour moi, le e-commerce n'a jamais été aussi incroyable qu'il est maintenant. À l'époque, c'était génial pour se lancer, tu pouvais faire, allez, à l'époque tu faisais entre 1 000 et 5 000 euros par jour
5:26c'était la folie. Mais maintenant, avec tous les process que tu peux mettre, tu n'as pas besoin d'une énorme team pour venir taper du 1 million d'aïe, et c'est ça qui est excitant avec cette époque. Trop bien, let's go, prochaine question. On est combien sur les lives ? 70 ? 74, c'est le record sur mon podcast en live. Merci à tous ceux qui sont dans le chat, n'hésitez pas à poser des questions, mettez des likes pour le référencement, mettez des likes, partagez, n'hésitez pas, ça fait plaisir. Pour tous ceux qui sont en live, merci à vous. Question très importante que j'ai mise ce matin en revoyant les questions : donne-moi ta définition du marketing, s'il te plaît. Le marketing, avant tout,
6:14pour moi, c'est le market, donc savoir identifier son marché, à quel marché tu vas t'adresser. Et c'est l'art de pouvoir adresser le bon produit au bon marché. Pour moi, tout rentre dans le mot marketing : trouver son marché et trouver un bon produit avant le retour. Si je devais le résumer, je le résumerais comme ça, honnêtement. Ton skills premier, est-ce que tu considères que c'est le marketing ou ça va être d'autres choses qui sont en rapport avec l'e-com, notamment la logistique ou les process, etc. ? Déjà pour moi, il y a une différence entre marketing et communication, dans le sens où quand tu fais du e-commerce, la plupart du temps tu fais de la communication plutôt que du marketing. Si je sors un peu de la définition que je viens de donner, le marketing, ça va être quelque chose de plus global, qui va englober de la communication. Et en fait, la plupart du temps, les dropshippers pensent faire du marketing
7:01alors qu'en fait, ils vont faire beaucoup plus de communication qu'autre chose et vont vraiment bombarder avec plein de codes promo, etc., essayer de vraiment montrer leurs produits partout. Mais pour moi, le marketing, c'est aussi plus global, dans le sens où le marketing, ça prend en compte beaucoup plus de choses et il y a une beaucoup plus grosse valeur branding qui va autour. Et voilà. Et mon gros skill, je dirais que c'est, je dirais que mon plus gros skill, c'est de, comme je t'avais dit, c'est de prendre, en fait, avoir la capacité de prendre des risques en m'en foutant totalement un peu des répercussions et des conséquences. Bon, maintenant, je dois faire un peu plus attention aux répercussions parce qu'on est plus de 40 dans nos bureaux à Dubaï, etc., on a des familles en jeu,
7:47etc. Mais dans le sens où, en fait, ne pas avoir peur de faire des big moves quand on a une idée, venir l'exécuter le plus rapidement possible et surtout pouvoir m'entourer des personnes les plus intelligentes possible autour de moi. C'est-à-dire que moi, je suis clairement pas le plus intelligent de ma boîte. J'ai pas envie d'être le plus intelligent de la boîte. Mais le but, c'est de travailler ensemble, de mettre tous nos cerveaux ensemble. Et moi, par exemple, mon côté un peu folie, ça va réveiller certaines parties du cerveau du mec un peu plus corpo ou créatif ou j'en sais rien. Et en fait, ça va créer des synergies de dingue qui font qu'on va pouvoir faire exploser nos boîtes et les faire scaler. Je sais pas si c'est un skill ça, mais en tout cas, ce qui m'a changé la vie, moi, c'est la prise de risque, pas avoir peur des conséquences, ne pas avoir peur d'investir des grosses sommes et ne pas avoir peur de faire des énormes moves sur les sociétés. S'il n'y a pas un gros move par société,
8:34par trimestre, moi, je commence à vraiment m'ennuyer. Je comprends. C'est hyper intéressant. C'est hyper intéressant. Tu te fies à ton gut feeling ? Tu te fies à ton instinct ? Ou tu te fais accompagner là-dessus ? Parce que tu dis que tu as beaucoup d'enjeux, tu sais, tout va grossir. Tes décisions dépendent de ta personne, de comment t'es. Est-ce que... Ouais, c'est quoi au quotidien ? Comment tu fais pour gérer tout ça ? En fait, souvent, moi, je vais avoir mes... Je reste beaucoup isolé, moi, dans mes bureaux, et mes décisions, j'ai souvent les avoir seul. « Oh putain, ça, je pense que ça va être une putain d'idée » parce que potentiellement j'ai analysé. Moi, je passe beaucoup de temps à analyser ce qui se passe un peu sur les réseaux, j'essaye de constamment être à l'affût. Et après, du coup, j'ai avoir une idée, après j'ai toujours me poser sur cette idée, j'ai essayé de la brainstorm pendant
9:192, 3, 4 jours, même une semaine parfois, la faire revenir. Parce qu'une bonne idée, il y en a plein qui arrivent tous les jours, mais une très bonne idée, pour moi, c'est celle qui te reste longtemps dans le cerveau, celle qui cogite et celle que tu fais grossir petit à petit, une idée qui en amène une autre. Et en fait, avec ton idée de base, t'as un mastodonte et t'as juste à l'appliquer pour que ça explose. Donc de base, c'est de moi. Après, évidemment, je fais une analyse de marché, si tout est bon. Et après, je vais voir le côté finance, côté système de Brandsystem qui est géré par mon partenaire, pour voir dans quelle mesure c'est applicable, est-ce que financièrement on est dans les clous pour faire passer ça. Et si tout est bon, là, on bombarde et on perd pas de temps. Trop bien, magnifique. On va passer à la prochaine question. C'est quoi ta définition de marketing, toi, pour savoir ?
10:04C'est la capacité à faire valoir ton idée marchande sur un produit. Ok. Donc je dirais c'est la communication marchande, genre c'est communiquer avec un biais de vente entre les deux. Ok, intéressant. Un point qui est important, enfin tout est important, mais une question qui est hyper intéressante, j'aimerais avoir ton avis là-dessus. Je t'avais entendu dire une fois dans un podcast que tu disais que le Portugal, la qualité du Portugal, c'est l'équivalent du made in China. Et t'avais une espèce d'hypocrisie, voilà, on va parler. Il y avait une espèce d'hypocrisie de je produis au Portugal,
10:49donc c'est pas en Chine, donc c'est mieux. Ta warehouse est en Chine, tu développes énormément là-dessus. Parle-nous de la qualité chinoise, comment tu gères tes équipes là-bas, qu'est-ce qui se passe là-bas ? C'est... Et on voit les e-commerçants qui font des, qui achètent, qui sont pas forcément connectés. Toi, tu es connecté sur le terrain, tu as des employés là-bas. J'avais déjà vu un des blogs où tu es avec ta gestionnaire de projets ou je sais pas qui là-bas, qui est, qui est une Chinoise directement. J'avais trouvé ça incroyable. Je crois que c'est la première vidéo que je t'avais vu là-dedans, j'ai fait : mais c'est qui ce mec ? Trop bien. Et que tu parles et que tu développes un peu là-dessus sur la qualité chinoise. Moi, pour avoir fait beaucoup de voyages au Portugal pour essayer vraiment de produire là-bas, vraiment je voulais produire au Portugal, voir ce qu'il se passait. Même quand j'avais ma warehouse en Chine, je voulais me dire, ok, je veux donner
11:36une chance à ce pays qui est apparemment exceptionnel. Donc j'y vais, je me rends compte qu'en fait on me propose 7 euros un t-shirt beaucoup moins qualitatif que celui qui me coûte 3 euros en Chine. Je me dis, bon, je me suis sûrement fait baiser par cette usine, je vais en voir une deuxième. Toujours le même prix, 6,50, 7 euros, 7,50. Une troisième, quatrième, une cinquième. Je comprends, j'ai voir un spécialiste, je comprends que le marché est comme ça, là. Et là, je me dis, ok, en fait, comment on essaye de nous, comment on essaye de nous entuber ? Tu demandes d'où viennent les tissus utilisés, parce qu'il faut savoir qu'ils produisent pas de tissus, ou alors extrêmement peu, au Portugal et en Europe. Il vient d'où le tissu ? Il vient d'Asie, de Chine. Tu dis, c'est quoi ce bordel ? C'est quoi ce scam ? Et en fait, le made in Portugal, c'est juste du made in China
12:21déguisé avec des mecs qui font les finitions au Portugal. Bon super, made in Europe. Et finalement, il y a autant de trajets de bateau pour apporter les tissus. Enfin, énorme scam. C'est là où je me dis, ça me consolide mon idée de ce que j'avais de la Chine. La Chine, c'est un produit, c'est un endroit exceptionnel, tu peux produire d'absolument toutes les qualités. Donc ceux qui disent que le made in China, c'est de la qualité de merde, bah en fait oui, ok, oui, ça peut être qualité de merde. Et ceux qui disent que ça va être exceptionnel, oui, c'est exceptionnel aussi. En Chine, tu en as pour absolument tous les prix, toutes les qualités, tous les délais de production, toutes les tailles d'usines. C'est vraiment pour moi le poumon du monde en termes de capitalisme, si je puis me dire. Et non, la Chine, c'est un pays stratosphérique pour entreprendre, dans le sens où en un claquement de doigts,
13:08tu peux avoir tout ce que tu veux, tu peux lancer des nouveaux produits, tu peux vraiment prendre de la vitesse. Et quand t'es en momentum, tu peux le garder assez longtemps, dans le sens où tu vas pouvoir ouvrir plein de choses, tu vas pouvoir avoir tes propres usines. En plus de ma warehouse, dans ma warehouse on a 60 employés, là on est en train d'ouvrir nos propres usines pour Fincut et pour d'autres marques qu'on est en train de développer. Et en fait, tout ça, c'est extrêmement simple, extrêmement rapide. C'est juste qu'il faut que tu aies les bonnes personnes sur place, on va dire, des personnes de confiance. Mais à partir du moment où tu as des personnes de confiance, ton business s'infuse. Et tu le vois maintenant, il y a de plus en plus de monde dans l'e-commerce qui vont en Chine, qui vont essayer de faire du business, etc., là-bas. Malheureusement, la plupart le font pour le branding et ils ratent un peu la vraie, la vraie folie de la Chine. Mais en tout cas, c'est un pays de dingue.
13:55Moi, je compte vraiment me développer dessus, malgré, malgré, malgré, malgré que l'Europe et les États-Unis, ils essaient vraiment de leur mettre des bâtons dans les roues. C'est pour ça que moi, j'ai hâte que Trump, là, parte un peu du pouvoir pour qu'il nous donne un peu plus, ils sont un peu plus laxistes en termes de taxes entre les deux. Mais quand tout ça va être réglé, ça va être d'autant plus fou. Et même, on a trouvé plein d'autres process. Du coup, maintenant, on arrive à faire de la livraison en cargo, en avion cargo, en 48 h de la Chine vers la France, et livrer de la France à nos clients en 48 h, en 24 h même. C'est-à-dire qu'on peut avoir 48 h de la Chine vers la France. C'est n'importe quoi. On est en train de développer des process de fous dans l'Infinite Fulfillment. Et en fait, ça n'arrête pas de bouger. Pour moi, c'est un pays de dingue,
14:42il y a trop de choses à faire et il faut vraiment, pour moi, miser sur la Chine par la suite, parce que c'est trop bête de rater cette opportunité. C'est quoi ta structure en Chine ? Est-ce que tu as un bureau de recherche et développement ? Tu développes tes produits là-bas ? Ça ressemble à quoi globalement tes équipes opérationnelles sur place ? Alors en Chine, on a 10 000 m² de warehouse avec des bureaux. On a 2 000 m² de bureaux environ. Non, peut-être un peu moins. Bon, de toute façon, là, on va déménager. Ça va être tout fois 10, ça va être incroyable. Mais en gros, on a une url avec les bureaux à l'intérieur. Dedans, on a différents pôles. On a un pôle sourcing pour gérer tout le sourcing des e-commerçants, ça veut dire t'as une marque, t'as une marque, peu importe ta marque, on va réussir à se trouver le produit. On a aussi un pôle de développement produit, ça veut dire qu'on a des équipes spécialisées dans le développement
15:29de nouveaux produits, avec un bon réseau d'avocats en Chine pour venir déposer des patents, ou alors de la protection quand ça peut pas être des patents, autour des nouveaux produits qu'on va venir créer. On est aussi également très spécialisés en cosmétiques. On a nos usines qui nous permettent de bien analyser tous les cosmétiques, etc. Venir en créer des nouvelles. On a pas mal de process par rapport à ça. On a sourcing classique, développement produit, logistique classique, 3PL, on entrepose, on expédie. Et après, on a tout ce qui est contrôle qualité. Et par exemple, pour Fincut, il y a une team sur place qui s'occupe de créer plein de samples. Et moi, j'ai une personne dans mes bureaux, enfin deux personnes dans mes bureaux, qui s'occupent full time à me penser les designs, etc., qui vont ensuite venir envoyer en Chine, et la Chine va me faire tout le travail
16:16de développement. Trop bien, magnifique, c'est beau. Let's go, prochaine question. On a des belles choses à voir. Cette question-là, ça va être sur, au niveau du Brandsystem Group. T'as des bureaux à Dubaï, warehouse en Chine, t'as une boutique à Paris, c'est ça, qui est en construction ou pas ? Boutique, non, elle est en réflexion plutôt. Ok, en réflexion. Ok, ouais, ok, trop bien. Donc t'as toujours ces projets-là, t'as plein de trucs en cours, tu t'investis massivement. Est-ce que tu peux nous donner une idée de ton CAPEX en pourcentage par rapport à ces 70 millions ?
17:02Alors, combien tu développes ? Et pour ceux qui connaissent pas sur le live, le CAPEX, c'est le capital qu'on investit pour étendre les opérations sans forcément de ROI directs. Il y en a forcément un, mais c'est vraiment t'investis dans la team, t'investis dans les murs, t'investis dans des warehouses pour avoir des retours derrière, pour avoir des edges un peu partout. C'est quoi ta vision par rapport à ça ? Honnêtement, te donner un chiffre exact de mon CAPEX, je n'en ai aucune idée parce que justement, je pense même que je ne veux pas le savoir. Moi, dans ma boîte, j'ai une politique assez... En fait, viens en fait et on verra après. Moi, je veux juste qu'on garde nos niveaux de marge. En gros, nous, on fait environ 10-12 % d'EBITDA groupe. Je veux juste qu'on arrive à garder ce niveau pour qu'on soit à l'aise et qu'on puisse tout payer tranquillement. Mais en fait, tout le surplus, moi, j'en ai rien à foutre de stack de l'argent.
17:50Tout le surplus d'oseille, je le fous dans le développement. C'est-à-dire, si je peux ouvrir une nouvelle warehouse, on va l'ouvrir. Quand je vois qu'on commence à avoir trop de cashflow dans un endroit, ça veut dire qu'en fait on dépense pas assez pour développer le projet. Et moi, constamment, la majorité du cash, l'énorme majorité du cash va être réinvesti pour des gros chantiers. Moi, j'estime que les gros chantiers, les gros moves, c'est ce qui te permet de rentrer dans d'autres cours, etc. Je suis sûr que j'y vais. Mon partenaire, il a connaissance de ce chiffre, mais moi, j'ai même pas envie de le savoir. Mon but, c'est de tout foutre sur la table, évoluer, scaler sa mère. Même moi, souvent, sur Twitter, c'est un peu une parenthèse, mais les gens disent, oui, on s'en fout de ton chiffre d'affaires,
18:35le plus important, c'est ton bénéfice à la fin. Certes, je suis d'accord, faire du bénéfice, mais en fait, à notre niveau, je pense que mon objectif, moi, c'est de prendre le marché dans sa globalité, le bousiller comme il faut, et après la marge, ok, j'irai la travailler par la suite. Pour l'instant, chez mes 10-12, je suis très content avec, mais la marge, c'est clairement pas ma priorité. Mon objectif, c'est de venir enculer un marché, devenir numéro 1 dans toutes mes sociétés, et après j'irai faire de la marge. Mais le problème des personnes qui pensent à faire de la marge instantanément en ayant peur de faire du chiffre d'affaires, pour moi, c'est les gens qui se feront bouffer le plus rapidement possible, ou alors qui n'iront pas faire des sommes astronomiques, parler en milliards, etc. Si tu es trop conservateur sur ton bénéfice, en fait, pour moi, ça va être très compliqué de prendre des parts du marché
19:23et devenir un mastodonte dans ton milieu. Et moi, mon objectif, c'est clairement que Brandsystem devienne un putain de mastodonte, qu'on soit valorisé des dizaines et des dizaines de milliards, je ne sais pas ça, pour faire un million. Je comprends. Super intéressant d'avoir cette vision-là qui est en contre-courant d'un peu ce qu'on voit effectivement sur le e-com space français. Mais je dirais que c'est pas la même cour, selon ce dont tu parlais au début, par rapport aux personnes qui vont chercher de la marge dès le début et ce que tu fais actuellement. 10-12 %, c'est déjà, pour un groupe qui fait 70 millions, c'est déjà beaucoup. Ouais, c'est très bien. En termes de business pur, quand je faisais un peu de la fusion acquisition en boîte de conseil, du 10-12 % d'EBITDA, c'est des boîtes qui sont valuées, c'est des gros multiples.
20:08Je me dis qu'on commence à être pas mal, mais il me manque un corps d'ancienneté, de structure. On a passé une énorme année de structuration l'année dernière. Là, on est vraiment bien, on a notre RH groupe, ça veut dire qu'on a fait pas mal de niveaux avant d'en arriver là. En termes de structure, on est plutôt content. Il y a encore pas mal de petites choses à régler, mais on est plutôt content. Et là, le but de cette année, c'est vraiment de partir sur une année de scale. À voir comment on va tenir la marge d'ici un an, honnêtement j'en sais rien, parce que plus tu scales, plus c'est dur de faire des marges. Mais quand même, on arrive à les consolider malgré le scale, donc c'est plutôt agréable. Et voilà. Et après, quand on sera stable à peut-être 250, en fait je me dis quand on sera à 250 millions, on travaillera nos marges. Mais j'ai envie de te dire qu'en faire 250, on pourra faire 500
20:55avant de travailler les marges. C'est ça la question, est-ce que tu te sens prêt de stabiliser un montant ? Non, non, non. Prochaine question. Ça te va le rythme jusque-là ? Ouais, nickel. Moi, je te suis. On est combien en live là ? On est 100. Coucou les copains. Il y a beaucoup de questions techniques que je ne prendrai pas sur le live parce que ça va couper trop les questions. Et je les mettrai si pertinent. Mais ouais, beaucoup de questions sur des autorisations, les gens veulent des fournisseurs, etc. Donc on verra si on peut les prendre derrière, il y a pas mal de questions.
21:40Vas-y, tu vas les voir après, on pourra les prendre après. On fera un moment de questions à la fin. Quels sont les leviers les plus forts sur lesquels tu t'appuies dans ton scaling côté e-com ? Partenariat, gifting, tous ces trucs-là. Un peu technique cette question-là. C'est quoi le levier numéro 1 que tu as toi de ton côté ? Tu veux dire côté marketing ou côté back-end ? Parce que ce qui a le plus de levier... Je dirais pas un des deux, genre si c'est l'un c'est l'un, si c'est l'autre... Je veux bien que tu développes. Je vais te parler d'abord marketing, enfin, parce que c'est ça le, le plus important dans tous les cas pour le scaling, malgré qu'il n'y a pas de scaling sans back-end derrière.
22:27Mais actuellement, ce qui nous a permis de passer des levels, c'était carrément du white listing ads, partnership ads sur Meta. On a créé un gros tool qui nous a permis de shooter entre 50 et 100 influenceurs en ayant une vingtaine à trentaine de nouveaux contrats par jour, donc c'était assez hallucinant. Ça nous a permis de passer pas mal de caps parce qu'en fait, on sentait qu'on était dans une sorte de boucle qu'on n'arrivait pas à sortir. On touchait la fonte verte un peu, enfin du moins on pensait. Et en fait, le fait de la voir ouvrir, ça nous a un peu élargi notre audience. Donc on a pu scaler un peu plus haut Fincut. Ça, c'était plutôt cool. Pareil, on a eu beaucoup de retard, on avait pris beaucoup de retard en IA et là on est en train de mettre énormément de process sur des créatifs statiques et même vidéos. Donc là, on est en train de rattraper beaucoup, beaucoup de retard par rapport à ça.
23:12Mais le plus gros levier de 2026, en tout cas, ça a été clairement de lancer le partnership ads et de ne pas avoir peur de recruter des gros profils au sein de Fincut. Typiquement, on a recruté Hamdi, notre CMO, et lui nous a permis clairement de passer à un step supérieur, que ce soit en termes de direction artistique, que ce soit en termes de positionnement sur le marché. Encore une fois, c'est payer très cher des gens très bons. Ça revient toujours à la même chose. Et forcément, quand tu penses marge, tu vas jamais le faire. Mais ça, c'était des moves assez bons pour le coup en 2026. Là, on va continuer dans ce sens-là et ouais, essayer de mettre un beaucoup plus gros focus IA pour venir clairement envoyer beaucoup plus de créa parce que
23:58on a envoyé très peu de créa ces derniers temps. Que là, on aimerait partir sur un rythme de 400, 600, voire monter à 1000 créatifs par semaine à envoyer, avec des multi ad account, etc., avec un gros, gros travail sur le BM qu'on est en train de remettre à jour avec Romain, qui est associé media buyer sur Fincut. Donc voilà. En vrai, pour moi, si je peux te dire le plus gros levier sur mon scaling, ça a clairement été l'équipe, recruter des personnes très compétentes dans chaque domaine. Trop bien. Récemment, je suis passé... toutes mes ads sont en partenaire aussi, peu importe si je vais chercher des audiences autres ou pas. Même quand je fais un lancement, j'ai la page du lancement et la page du mec, je les mets tout le temps en partenaire, systématiquement.
24:43Les stats sont beaucoup mieux, on sait pas pourquoi, mais trop bien. On rentre de plus en plus dans un monde de native et de plus en plus, les gens ne veulent pas voir des pubs, ils veulent vraiment voir de l'authenticité. Et c'est d'ailleurs dingue ce qui se passe en ce moment avec les native ads depuis quelques mois, à quel point ça performe. Et c'est choquant de se dire que ça, ça performe plus qu'une ad qui est vraiment travaillée. Donc en fait, on va vers là où le marché veut qu'on aille, mais c'est très intéressant de voir ce qui se passe quand même. Et surtout, c'est tellement plus simple de faire des grosses ads et de balancer du volume dessus, ça rapporte plus d'argent, tu as des meilleurs ROAS, c'est très bien. C'est pour ça que je te disais en début de live qu'on est dans une période où faire 1 million par jour, je pense qu'on va réussir à les taper avec Fincut, avec le groupe, d'ici 2027.
25:31C'est plus du tout impossible. Tu peux lancer des produits en 1,4 ans de voie avec la Chine, tu peux lancer 500 ads en 1 clic avec des automatisations en IA et avoir un truc super poussé, super qualitatif, avec itération, avec recherche concurrence, avec plein de types d'ads différents en 1 clic. D'ailleurs, on est en train de remettre à jour tout le 8lab, on n'a pas parlé du 8lab, mais tout le 8lab pour orienter IA et à quel point tu peux automatiser ton e-com avec l'IA. D'ailleurs, si vous voulez rejoindre la meilleure communauté e-commerce, 8lab-ecosystem.com, je mettrai le lien dans la description. C'est hyper intéressant le truc des natives, j'en ai fait aussi la semaine dernière. C'est l'exercice marketing que je préfère le plus, moi, les natives. J'adore ça, c'est trop bien. Tu prends des photos vraiment hyper organiques et tu viens mettre de la longue copie
26:18dessus, je trouve ça trop, trop bien. J'ai une question un peu plus technique sur les partnership ads : est-ce que tu fais des landing pages dédiées avec tes créateurs ou pas ? Pour l'instant non, parce qu'en fait on a que pris des micro-influenceurs. Nous, pour le moment, on shoot que des mecs entre 3 et 10 000. Mais on a eu cette discussion avec l'équipe : quand on va commencer à shoot des mecs avec des plus grosses audiences, type 500 000, 1 million, 2 millions, des personnes un peu plus starifiées on va dire, et là oui, ça peut être intéressant de les mettre plus en avant dessus. Pareil, on est en train de faire un grand jeu concours pour le Black Friday et on voulait starifier ce jeu concours avec une personne un peu influente, sauf qu'on s'y fera un chou tard, donc on verra si on y arrive. Mais dans tous les cas, oui, si t'arrives à utiliser l'image du mec, pour que ce soit une LP ou même des images produits ou quoi que ce soit, c'est toujours mieux.
27:03C'est ce qui est arrivé là, je l'ai traité hier ce problème-là sur le partnership ads. C'est que j'ai une influe, entre guillemets, grosse pour mon créateur que je lance, on est genre 200 000 sur Insta, quelque chose comme ça, et on a des super stats sur ses ads, c'est elle qui fait les ads. Et en fait, ça banse parce que t'as pas de rapport. Et là, on l'a mis ce matin, j'aurai les résultats aujourd'hui, où on a une bannière en haut, genre l'influenceuse t'invite à, boom, et là il y a une section pour cette personne, pour la trust. Et on verra aujourd'hui là ce que ça dit. C'est super passionnant pour le coup. N'hésite pas à tweeter après pour dire ce que ça a donné. Ouais, carrément. Le temps m'est compté en ce moment, mais oui, let's go.
27:50Prochaine question. Ça, on l'a déjà vu juste avant, c'est sur les leviers en e-com, donc partnership ads et vraiment IA. Mais ouais, ouais, ouais, ouais, pour donner un petit insight Brandsystem : nous, dans nos bureaux, justement, on a mis trois mecs full time IA pour venir repenser tous les process de toutes les équipes. Donc en fait, ils vont s'asseoir chacun, un à un, à côté de chaque personne, comprendre leur taf, etc., pour venir l'automatiser si automatisable. Et voilà. Et, et aussi, c'est une équipe qui va donner beaucoup de valeur
28:35au sein des communautés qu'on anime, que ce soit le 8lab, le Infinite, etc. On a un peu des communautés partout. Et nous, on investit beaucoup, en tout cas en termes de recrut, dans les personnes vraiment très compétentes en IA, et surtout très passionnées par l'IA, parce que c'est un monde, il ne faut pas être accroché à quel point ça bouge. En tout cas, gros focus IA en ce moment, en prenant le bon côté de l'IA. Je vais rebondir là-dessus pour aller un peu plus loin sur cette question sur l'IA. À l'heure actuelle, quand tu mets tes process en place, t'es capable d'aller créer, comme tu l'as dit, 10 000 créas statiques en 2 heures de fable qui tourne. À terme, dans 1 mois, 2 mois, peut-être 6 mois max, tout le monde va être capable de le faire. C'est quoi qui va
29:22selon toi, vu que le volume n'est plus un edge ? Avant, c'était un edge de dire OK, je suis capable de faire 400 créas en une semaine. Voilà, donc c'est ça ma question, c'est dans un monde où les régies vont être inondées de créa, de choses, c'est quoi qui va faire la différence sur deux shops e-com qui sont capables de faire les deux 10 000 créas en deux heures ? Ça va être clairement, clairement, clairement le produit. Plus ton produit sera qualitatif... En fait, deux shops qui vont se lancer en même temps, qui vont lancer autant de créa, elles peuvent, elles peuvent être ex aequo et un certain temps, et après le shop qui aura le meilleur produit va clairement prendre de l'avance, l'autre va s'écraser. Donc un énorme focus à mettre sur le produit. Et pour moi, je pense que l'argent économisé dans la création de content, par rapport à de la vraie création de contenu,
30:07tout cet argent économisé doit être réinvesti dans la qualité de ton produit, dans la qualité de ton service, dans la qualité de ton accompagnement, peu importe ton business, mais tout doit être dans la qualité et aussi le storytelling autour de ton produit. C'est hyper intéressant ce que tu dis, c'est-à-dire que l'IA n'apporte pas de l'EBITDA en plus, mais elle doit être réarbitrée pour lever le niveau du produit. Super intéressant. Et je dirais aussi, il y a le produit et la capacité. En fait, l'IA va rendre beaucoup de compétiteurs fainéants. Ça, c'est une super nouvelle. Et en fait, c'est le moment, tu vas les endormir. Il ne faut pas avoir peur d'aller faire des gros content physique, aller faire des grosses
30:53opérations marketing physique, aller travailler avec des énormes influenceurs, etc. Et en fait, tout le temps que tu gagnes, le mettre dans d'autres choses où les compétiteurs disent « oui bon, c'est bon, je lance 1000 créas par semaine, c'est chill, c'est 50, 100 000 euros par jour, tout va bien ». Non, vous, vous devez profiter de cette avance pour aller travailler deux fois, trois fois plus. Et l'IA ne doit surtout pas être un truc qui te permet de moins travailler. Non, l'IA doit faire encore plus travailler pour aller beaucoup plus loin, beaucoup plus vite. Et ceux qui s'en servent pour travailler moins, eh bien c'est ceux qui se feront bouffer. Mais l'IA ne va pas sauver des gens ou rendre riche des gens. L'IA va, va juste accentuer ce que tu es actuellement. Si tu es un bosseur, si tu es un charbonneur, si tu es à la dalle, l'IA, c'est magique pour toi. Par contre, si tu es un fainéant qui pense que l'IA va changer ta life et que tu vas te rendre riche, tu peux aller te faire foutre.
31:38C'est un truc que je vois beaucoup en info. Alors en e-com, moi, je fais très peu d'e-com. Je fais de l'e-com en consulting avec des gens qui veulent, pour des process ou des choses comme ça, des stratégies marketing, mais je n'en fais pas de manière opérationnelle. En info, les créas, j'ai beaucoup de media buyers ou des personnes qui vont me lancer des campagnes et qui me proposent des batchs de créa, de 500 créas, c'est tout ce que j'appelle de l'IA slop. Sur un business manager, mes winners, ce ne sont pas des ADAs. C'est des ADAs de 15, 20 %. Mais le côté humain est hyper essentiel, en tout cas en info, là où je suis actuellement, dans une niche 40, 50 ans. En fait, l'IA est exceptionnelle pour des itérations
32:23de créa winners. Elle est incroyable pour les statiques aussi. En fait, même quand tu vas penser à une créa que tu allais faire sur Canva, tu vas la dessiner rapidement. Enfin, ton designer va la dessiner, va la donner à l'IA. Et en fait, l'IA va faire le travail que le mec devait faire en 20 minutes, tu vas le faire en 8 minutes. Il y a deux utilisations. Il y a l'IA qui va te faire gagner du temps, mais tu as quand même un concept humain derrière. Et tu as l'IA qui va te générer son propre concept, etc. Et là, c'est vraiment pour moi du pur IA. Donc, il y a juste, pour moi, l'optimisation de ce qu'allait faire l'humain avec l'IA, il y a l'IA pure et évidemment, il faut garder de l'humain. Tu ne peux pas te composer à 100 % sur l'IA, surtout sur les UGC, etc. On peut commencer à faire des bonnes choses avec l'IA, mais avoir de l'humain, avoir des vidéos pas qualitatives du tout,
33:10dégueulasses, ça marche ultra bien. Et le problème de l'IA, c'est que tout est trop parfait, que tout est trop parfait, c'est pas assez authentique. Il n'y a pas cette petite gêne aussi devant la caméra qui fait que ça peut plus ou moins marcher. Évidemment, faire que de l'IA, c'est pas du tout ce qu'il faut faire actuellement. En tout cas, je suis sûr que dans quelque temps, en fait, tu pourras tout faire avec l'IA. Mais garder de l'humain, c'est incroyable. Par exemple, si on est en train de faire un concours où il y a trois grosses voitures qu'on va acheter, etc., en fait, on a pas envie de faire une vidéo IA pour faire ça. C'est nous, en fait. Et même pour, j'ai envie de dire, même si l'IA était extrêmement rentable, garder de l'humain dans les process, garder de l'humain dans les pubs, eh bah ça donne un storytelling autour de ta marque. Et puis même toi, personnellement, ça te fait vibrer. Parce que si on pense toujours que résultat, forcément, tu vas être comme ça, tu vas faire de l'oseille.
33:55Mais le but, c'est quand même de vivre une putain d'aventure aussi, entrepreneuriale. L'oseille, c'est super, mais le chemin, c'est un peu kitsch de dire ça, mais le chemin est quand même trop cool, tu vois. Si tu te fais chier toute la journée à travailler qu'avec de l'IA, à faire que de l'IA et ta vie c'est IA, à un moment tu t'emmerdes. Alors qu'aller faire des putains de shootings, il y a 3 jours ou 2 jours, on était dans un hangar avec une grosse Rolls-Royce pour shooter du Fincut, c'était génial. Ça donne un rythme à tes équipes, ça donne la dalle. Et c'est ça qu'il ne faut pas oublier, on reste des humains et au jour le jour, il faut être heureux. C'est très beau ce que tu dis. Pour donner une petite nugget, c'est quoi ton process création d'IA pour les créas statiques, par exemple ? Alors là, il commence à être assez poussé pour le coup.
34:41En gros, on a récupéré une API d'un truc similaire à n8n pour faire des automatisations. On a créé toute une... enfin, il y a encore les devs qui sont dessus, mais ça commence à avoir vraiment de la gueule. On a créé tout un slope par-dessus pour avoir une putain d'interface exceptionnelle. Et en gros, on a différents types d'agents qui vont constamment bosser. Déjà, on a un algorithme Facebook, sur Facebook, qui va constamment analyser les créa winners qui sortent de nos batchs. Ça va les mettre dans un Google Drive avec jour par jour. Par exemple, aujourd'hui on est le 7 septembre, j'ai, j'ai ma créa IA qui est dans ce dossier, ça va automatiquement l'envoyer au software qu'on a créé autour de l'IA. Ça va l'itérer en différentes branches. Ça va itérer, par exemple, la créative, s'il y a un personnage
35:28humain, parce que parfois il y a des humains, parfois il n'y a pas d'humains. Je vais te faire l'exemple avec l'humain. Ça va itérer en plusieurs étapes. D'abord, ça va itérer le persona. Dire si c'est un homme blanc musclé. En fait, on va itérer selon tous les personas. On va mettre des renois, on va mettre des asiates, on va mettre absolument tout, on va mettre des gros, des mecs, des fins, vraiment tous les personnages. Ça va dupliquer exactement la même créative en peut-être 50 itérations de créa. Ensuite, sur une autre branche, on va dupliquer l'environnement, parce qu'une créa qui marche dans un environnement, c'est une créa qui peut marcher dans un autre environnement. Typiquement, le mec, il est sur un fond vert, il est derrière un fond gris, on va changer, on va mettre le fond en rouge, on va le mettre dans des bureaux, on va le changer, on va le mettre X, Y, Z. On a mis tous nos process par rapport à ça. Et après, on change la couleur du t-shirt et on applique aussi sur tous les produits qu'on a dans Fincut.
36:15Donc ça, c'est notre process d'itération. Je t'ai fait vraiment raccourci pour qu'on comprenne rapidement. Process d'itération. Ensuite, on a notre process de concurrent direct. C'est-à-dire qu'on est connecté au MCP TrendTrack. D'ailleurs, TrendTrack, incroyable pour faire de l'e-com avec l'IA d'une manière assez poussée. On est connecté au MCP TrendTrack pour aller récupérer constamment les dernières créas winneuses de nos concurrents directs. Et ensuite, on a un catalogue de plein, plein, plein de concepts d'ads et en fonction de ça, ça va les réattribuer, ça va nous faire 50 itérations à 100 itérations de créas winneuses. Ensuite, on a pareil avec les concurrents indirects et on a pareil avec les concurrents, enfin pas les concurrents, mais les grosses marques d'autres niches pour voir constamment quels sont les nouveaux concepts qui fonctionnent, pour venir les appliquer et les créer sur tous
37:05nos produits à chaque fois. Et aussi, là on est en train de mettre un process en place pour le lancement de produits efficaces. On aimerait lancer un nouveau à deux nouveaux produits par semaine et après venir scaler sur ce qui fonctionne bien. Là, typiquement, on a lancé le t-shirt boxy et ça fonctionne très bien. Bah typiquement, c'est celui-ci. En fait, on a eu plein de bons retours du t-shirt du 8lab, on s'est dit en fait on va lancer sur Fincut, on verra ce que ça donne. Et pour l'instant, on a genre 3,5, 4 de ROAS sur les débuts de campagne. Bon, c'est 300 euros par jour de spend, tu vois, mais c'est déjà quand même assez positif pour lui comme. Et le but, c'est vraiment danser une machine qui va tout dégommer en termes de produits. Dès qu'on voit un produit, on a juste à cliquer sur un bouton, c'est un voile produits s'envoient les ads pas en test. Je comprends. Et c'est quoi les, les softwares que vous utilisez, les SaaS que vous utilisez pour créer ? Higgsfield, vous avez d'autres ? Au début, on a un abonnement Higgsfield, mais là maintenant on utilise
37:57l'API de Kie.ai pour récupérer toutes les API de tous les SaaS assez rapidement. C'est ce qui nous permet de coûter le moins cher, c'est que tu économises entre 4 et 5 fois par rapport à un Higgsfield, par rapport à d'autres softwares qui existent. On a Kie, on a aussi Playtor qui est super. C'est un software qui automatise les créas, qui sont vraiment top, une superbe team. C'est un peu le même concept que Higgsfield, mais pour le coup, c'est vraiment poussé et j'aime beaucoup ce qu'ils font, le travail qu'ils font. Et du coup, on a aussi notre solution interne qu'on est en train de développer. Mais là, on se focalise vraiment sur Kie, parce que c'est pas cher du tout, et ça nous permet de créer vraiment bien et beaucoup, mais du coup, il faut ton interface.
38:42Et après, on aimerait petit à petit aller vers les API indépendantes de chacun pour encore plus économiser les coûts, si on y arrive. Mais pour l'instant, on est très contents. T'as une idée du coût IA que vous avez dans votre structure, ou pas ? C'est une bonne question. Honnêtement, je ne sais pas. Honnêtement, je n'en ai aucune idée. Mais je me suis toujours dit que ça devait commencer à être assez conséquent et je me suis toujours demandé est-ce que c'était si rentable que ça aussi. Et c'est vrai que c'est une balance à faire. Ça, c'est une bonne question. Mais non, j'ai pas d'idée. OK, trop bien. Comment tu l'écris, le Kie ? Il y a une question dans le chat. Kie.ai, ça te permet de récupérer toutes les API. J'en ai déjà entendu parler, je n'utilise pas. J'utilise Higgsfield ou Gemini direct avec Nano Banana.
39:27Une créa, nous, ça peut nous coûter genre 3 centimes à créer. OK, trop bien. Mais ça, justement, dans le 8lab, on est en train de tout mettre à jour, ça va être assez exceptionnel par rapport à ça. Le lien sera dans la description pour le 8lab, messieurs, dames. Prochaine question, là on va parler un peu plus équipe. J'aimerais que tu me parles de ton move, donc tu as parlé de recruter un CMO pour Fincut et également ton partenariat avec Jean-Vincent, qui d'ailleurs m'a beaucoup servi, les vidéos que vous avez sur le 8lab. J'en avais parlé avec... je suis un, un client de la chaîne
40:158lab, j'aime beaucoup les vidéos de Jean-Vincent, la chaîne Brandsystem du coup. Donc voilà, je veux bien que tu parles du CMO. Commencez par le CMO et ensuite, ensuite Jean-Vincent. D'ailleurs, le CMO vient de m'appeler. Je suis en live, je suis en live, désolé, je coupe le rythme, je te rappelle. Alors, ce qui est très marrant, c'est que les deux personnes dont tu me parles, CMO et CO, CMO chez Fincut et CO Group, c'est deux profils qui sont déjà seniors. Donc, c'est deux mecs qui ont 40 ans, qui ont 20 ans d'expérience entreprise dans les pattes,
41:02qui ont tous les deux eu des très gros postes dans des sociétés. Jean-Vincent, notamment, il a été PDG du groupe Bagatelle, le gros groupe de restauration. Il a été CFO de chez Jimmy Fairly, c'est lui qui a tout restructuré, etc. Groupe qui s'est revendu 150 millions, enfin marque qui s'est revendu 150 millions, donc plutôt pas mal. Et CMO pareil, il a été CMO de, de grosses, grosses marques dit ici. Bref, deux gros profils. Et ce qui m'a beaucoup aidé, eux, c'est que déjà, de un, moi j'ai jamais été dans un monde un peu entreprise, un peu plus corpo, un peu plus... En fait, quand tu commences à faire des gros chiffres, là on parle en dizaines de millions, bientôt centaines de millions par an, tu peux plus être un petit pirate qui fait les choses
41:47à la va-vite de son côté et qui essaye de tout manager. Donc le fait d'avoir, moi, des personnes plus expérimentées et plus âgées, ça a déjà permis de créer une sorte de structure autour de ma société. Donc forcément, pour moi, c'était un peu du mouvement, je comprenais rien à ce qui se passait, mais je savais que c'était pour le bien. Du coup, j'essayais vraiment de constamment m'adapter et de un peu plus accepter les conseils qu'on me donnait par rapport à toutes les optimisations, etc. qu'on devait faire par rapport à la structuration. Sans Jean-Vincent, typiquement, jamais on n'aurait eu des aussi beaux bureaux et une telle attractivité au sein de Brandsystem. C'est lui qui a mis en place les bureaux. Il a dit, mais si Alex, il faut vraiment, il a poussé. Et finalement, je le remercie mille fois parce que c'est exceptionnel d'avoir des bureaux. Et là, je ne sais pas si tu verrais l'ambiance que c'est actuellement dans les bureaux, mais c'est stratosphérique. Je n'ai jamais vu ça dans ma vie.
42:32Tout le monde est ultra hype, tout le monde est à fond, tout le monde veut faire péter sa boîte. Il y a vraiment cette ambiance un peu américaine. J'ai rencontré pas mal de mecs de chez Whoop cet été dans des masterminds, etc. Et même de chez Slash. T'as rencontré Natal ? Derek. Et Natal, c'est le français, non ? J'avais déjà pas vu. Et en fait, eux, ils ont une... Comme les mecs de chez Slash, ils ont vraiment une culture d'entreprise où t'as l'impression que tu parles au fondateur de la boîte quand tu parles à un mec au pôle sales. Et c'est vraiment une culture que je surkiffe et c'est un truc qu'on commence à voir ici au sein de Brandsystem. Et ça, ça passe aussi par... Je suis un peu sorti de ta question, je suis désolé, mais ça passe par allier le meilleur
43:18des personnes plus corpo, expérimentées, CMO, CEO, qui ont les habitudes des process, etc. Tu prends le meilleur de ça, tu prends le meilleur de mon monde à moi, du e-commerce, en dropshipping, etc., qui est beaucoup plus pirate et beaucoup plus libre. Tu prends les deux meilleurs et t'enlèves les pires des deux. Et en fait, tu te retrouves avec un combo qui peut être explosif et qui peut vraiment tout arracher. Parce que si t'as que de la piraterie, malheureusement, sans structure, tu vas finir par tomber, tes fondations elles sont catastrophiques. Et si t'es trop corpo, tu deviendras super chiant et jamais t'arriveras à choper le talent des pirates qui en ont rien à foutre de bouffer du PC 24 sur 24 pour aller faire exploser la boîte. Et en fait, le côté, le deux de ces deux mondes fait que, pour moi en tout cas,
44:03il n'y a pas mieux comme setup pour aller vraiment prendre des gros marchés et venir faire des milliards et des milliards. On est encore en structuration, mais bordel, ce que je peux dire, c'est que l'ambiance est vraiment bien, les chiffres sont vraiment bien aussi et que tout se passe actuellement super bien, tout le monde a l'air super heureux. Pour l'instant, ça marche. Vous avez un babyfoot ? On a un billard et une table de ping-pong. Je vais aller visiter les locaux de Whoop aussi à New York, je suis juste à côté moi. Donc même moi, j'aimerais aller les voir, ils ont l'air top. Trop bien. Et ben ok, pour le CMO, très clair. Et let's go, parlons de ton partenaire avec Jean-Vincent sur la structuration.
44:49C'est quoi son rôle globalement et qu'est-ce que ça t'a apporté ? En fait, ce que j'aimerais savoir aussi, c'est les moves que t'as fait à cause d'eux que tu n'aurais pas fait, en fait. Donc tu as dit les bureaux, est-ce que tu en as d'autres aussi ? C'est assez intéressant. Bureau, recruter une RH, ressources humaines, moi jamais ça ne me serait venu à l'idée de recruter une personne comme ça. Recruter une executive assistant, avoir une grosse team finance, plein de trucs comme ça où moi je me concentre uniquement sur la croissance, donc en fait jamais je me concentre sur ce genre de choses. Et c'est JV qui, du coup, a l'expérience corpo, qui lui sait ce dont tu as besoin quand même pour avoir les bases et se bien structurer. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'on s'est appelé Brandsystem. En fait, Brand, c'est moi, je suis le côté brand, le côté croissance,
45:36le côté, en fait, on fait tout pour exposer tous les paliers. Moi, mon focus, c'est de venir dans les boîtes, essayer de faire en sorte que tout bouge, que tout le monde soit on fire, mettre l'énergie, mettre les lancements de nouveaux produits, tous les trucs. Enfin, dès qu'il y a un truc marketing autour des marques, autour des entreprises, ça va être vraiment ma partie. Et JV, c'est le système. C'est-à-dire que JV, il va faire en sorte que tout fonctionne. JV, il va faire en sorte que, quand moi je m'occupe de faire la croissance comme ça, lui il place toutes les briques à chaque niveau pour que la croissance elle tienne et, en fait, on ne puisse pas se casser la gueule. Et c'est pour ça que le combo, il est incroyable. La plupart du temps, les gens ils sont associés, mais en fait c'est deux personnes pareilles. JV et moi, on s'aime plus que tout le monde, mais on est deux personnes quasiment opposées. Et en fait, c'est ça qui rend le couple associatif vraiment excellent, c'est que lui, il va réussir à mettre de la structure,
46:23il va réussir à mettre du rythme, c'est un très bon manager, il va réussir à manager les personnes, etc. Et moi, je suis focus dans mon monde où, en fait, tous les trucs qui me plaisent pas du monde corpo, parce que je reste de base un e-commerceur, moi je me focus uniquement sur la croissance et lui, il gère le côté système et s'assurer que tout fonctionne bien, etc. Le niveau d'expérience et l'âge de ces deux recrues que tu as fait, recrue et partenariat, CMO et Jean-Vincent, montent l'âge moyen de Brandsystem. C'est quoi l'âge moyen, tu l'as ? C'est une data de ta RH justement ou pas ? La RH est arrivée il y a deux semaines, donc je ne pense pas qu'elle s'est focalisée sur... Les gens, ils ont quel âge chez toi ? Si je regarde les têtes que je vois, là, c'est 30, 33,
47:0921, 24, 40, 38, 24. En studio de côté, on a 40, 40. Je dirais que c'est autour des... Je dirais que c'est autour des 28 ans. Je suis un des plus jeunes de la boîte. Trop bien. Question 8, on s'approche de la fin, pas de joker utilisé pour le moment. C'est quoi ta cible concrètement pour les 6 prochains mois, pour l'année prochaine et pour 5 ans ? Je peux te dire plutôt sur les 4 prochains mois, parce que pour moi, après les 4 prochains mois, on rentre en 2027 et là, c'est décollage de la fusée.
47:55Pour moi, les 4 prochains mois, ce Q4, en plus de faire des énormes chiffres évidemment, c'est de clairement finir la structuration, avoir quelque chose d'extrêmement solide au niveau des sociétés et aussi au niveau de mon côté perso, avoir la structure idéale pour avoir 100 % de ma capacité cognitive au scaling de nos différentes entreprises, me débarrasser des entreprises où je vais être un peu moins à l'aise, etc. et vraiment être focus uniquement sur les gros moteurs de croissance, sur les gros cylindrés qui crachent du cash et du cashflow qui me permet de faire de la croissance. Pour moi, c'est clairement quatre mois de consolidation, quatre mois de structuration avec toutes les personnes qui sont arrivées. On est passé d'une vingtaine de personnes à 40, faire fois deux sur le nombre de personnes tout en gardant la bonne culture,
48:41tout en gardant la bonne énergie. C'est quand même un bon taf, mais ça se passe super bien. Tout le monde joue le jeu, donc c'est top. Moi, c'est clairement consolider. Ensuite, pour un an, après, l'année d'après, là, c'est vraiment accélérer et mettre vraiment les bouchées doubles, tout arracher, aller taper les 250 millions. Une fois qu'on fait 250 millions, c'est rentrer dans des banques qui t'acceptent, parce qu'en fait, les grosses banques corporelles t'acceptent à partir de 200, 250 millions d'euros de chiffre d'affaires par an. Et là, c'est du coup après rentrer dans le vrai jeu, arrêter d'être un petit, parce que pour moi, jusqu'à 250 millions, tu es un gros dans ton industrie à toi, on va dire Twitter, c'est cool. Mais tu es le plus petit, le plus bas du bas du bas des mecs qui sont dans les vrais business. Et du coup, pour moi, d'ici un an, ce serait d'arriver dans la cour des grands
49:27et en fait, commencer à faire du M&A de manière beaucoup plus sérieuse, racheter des boîtes en croissance, les développer, les revendre, vraiment consolider. Pour moi, vraiment, je veux faire de la croissance en rachetant, que ce soit des concurrents en logistique, que ce soit des marques concurrentes, que ce soit des marques dans d'autres secteurs, pour vraiment créer un écosystème de marques autour de tout ce qu'on fait. Donc ça, c'est pour l'année numéro 2, je dirais, après l'année de croissance. Et après, c'est quand on commence à avoir beaucoup de cash, on a commencé à faire pas mal d'exits, commencer à développer aussi nos activités. Brandsystem, c'est l'un des groupes que j'aimerais créer. Donc Brandsystem, c'est tout ce qui est e-commerce, etc. Et après, j'aimerais clairement créer tout ce qui est hôtellerie, restauration et en fait commencer à rentrer aussi dans le monde physique petit à petit.
50:12Et mon but, c'est clairement de posséder en quelque sorte le monde, avoir les hôtels, avoir les restaurants, les cafés, les marques, les centres de logistique, que tout soit automatisé, que tout l'écosystème soit en interne et que tout soit autofinancier, rentable, et que ça, ça prenne une synergie de fou. Et je te dirai ça sur les 5 prochaines années. C'est ça, c'était ta vision dont tu m'avais parlé, c'était d'avoir le one group où en fait tu consommes tout chez la même marque, globalement. Trop bien. Le but, c'est d'apporter du bien, proposer des bons avis, etc. C'est ça, c'est de faciliter la consommation. Ok. Tu as dit, tu as parlé de M&A,
50:58etc. Je suis chaud qu'on parle un peu de ça. C'est quoi ta vision en interne ? Tu veux avoir par exemple une équipe d'élite qui vient spotter des opportunités sur des marques qui sont montantes, prendre des parts dedans ou alors les racheter au bon moment, mettre ton équipe de 5, 6 warriors dessus pour faire scaler la marque et faire un exit ? C'est ça que tu veux faire, et que ça participe au développement de ton groupe, justement ? En fait, ça dépendra vraiment de l'orientation que ça prend. Actuellement, notre pôle M&A, ça va être beaucoup plus axé pour des personnes externes qui ont des marques, qui veulent se faire revendre. D'ailleurs, n'hésitez pas à m'envoyer un DM si vous comptez revendre votre marque et ça va être plaisir de vous accompagner pour la structuration, etc. Mais d'abord, c'est ça. Et ensuite, quand on pourra se le permettre,
51:44quand on aura plusieurs dizaines de millions de côté, là clairement, c'est se servir de ce pôle-là M&A pour aller trouver des marques extérieures. Et aussi, ce qui est super actuellement, c'est qu'on a le Incubate et on a le 8lab, et dedans on a quand même pas mal de grosses opportunités. Et dès qu'on voit qu'on a une belle opportunité, c'est se servir de ce pôle M&A là pour aller faire tout ce qui est due dil, etc. et commencer à aller signer des deals assez cool avec les gars du 8lab. Mais pour l'instant, le M&A, ça fait quoi ? C'est une boîte qu'on a depuis... 44 Advisory, c'est une boîte qu'on a depuis peut-être 8 mois et pour l'instant, c'est vraiment focus externe, structurer les boîtes, les préparer pour une revente potentielle en multipliant leur valeur. Trop bien. Et je vais contrebalancer cette question-là, c'est quoi ta plus grosse peur
52:30sur les prochaines années ? De perdre mon énergie pour faire des gros moves. En fait, je me suis rendu compte l'année dernière, dans l'année de structuration, où c'était quand même plus lent, que quand je ne faisais pas de big step dans mes business, je commençais à devenir un peu lazy, ça commençait un peu à me... Ça devient boring, tu vois, tu récupères tes sous, cool, c'est quoi le next ? Et là, le fait de enfin être assez solide pour pouvoir remettre les pieds en avant et reprendre des risques avec les sociétés qui commencent à faire de plus en plus, tu peux faire de plus en plus gros investissements, etc. Ça m'excite vraiment. Et ma peur, ce serait de devenir satisfait de ce que j'ai. Bon, me connaissant, ça risque de ne pas arriver,
53:16mais si ça arrive, ça me ferait chier. Ça, c'est ma première peur. Ma deuxième peur, c'est de ne pas rentrer dans une boîte politique. Je veux absolument pas qu'il y ait trop de... Bon, il y a toujours une hiérarchie, c'est important évidemment, mais pas qu'on devienne une boîte hiérarchique au possible, en fait insupportable, beaucoup trop corpo avec beaucoup trop de process. Je veux qu'on garde du mouvement, je veux qu'on garde de la vitesse, je veux qu'on continue de faire bouger les choses rapidement. Donc ne pas rentrer dans une boîte politique trop corpo, et je dirais que c'est ça. Super, super intéressant. On va aller sur la dernière question, on va pas être dans les temps. Ensuite, on prendra les questions du chat s'il y en a. Ça, ça va être une question un peu complexe, je pense. Entre les nouvelles marques,
54:02warehouse en Chine, scaling aux US, lequel des trois tu es prêt à sacrifier si tu dois en garder que deux dans les 12 prochains mois pour assurer ta cible des 100 millions ? Ou là, ta cible, c'est plutôt 200 millions, mais je pense que t'as compris. Entre marque, warehouse et... Et scaling aux US. Mais scaling de quoi aux US ? De la marque ? Ouais, ouais. Mais du coup, c'est un peu deux en un, mais... Parce que s'il n'y a plus de marque, il n'y a plus de scaling aux US. Ouais. Bah disons, t'es en train de le... Fincut, t'es en train de le scaler aux US actuellement ? Là, on lance là. Ok, bah c'est ça dont je parle, Fincut aux US. Bah pour m'assurer le
54:49200 millions, j'enlève le scaling aux US, j'en ai pas besoin, j'ai fait largement sans. Ok. Bon bah c'est bon, c'est réglé alors. Je pensais que ça allait être compliqué. Jusqu'au milliard aussi, en vrai. J'ai pas besoin des US pour venir taper le milliard de chiffre d'affaires par an, en tout cas. Ok, c'est intéressant. Après, ça fait chier de ne pas avoir les US pour la suite. Et puis le Canada aussi. J'ai essayé de commander du Fincut, ça ne fonctionne pas. T'inquiète, ça ouvre. En fait, on ne va pas lancer les US, on lance les Big 5. Ok. Trop bien. Dans le chat, n'hésitez pas, si vous voulez qu'on prenne les questions, on va avoir un peu de temps. Dis-moi les questions. Je m'en fous, je réponds à tout. Je m'en bats les couilles. Le 8lab, on me demande, c'est 990 euros.
55:35Mais est-ce que c'est avec un coach ? Coach, tu dois payer, t'as deux mois gratuits, après c'est 88 euros par mois pour en avoir. On a changé le business model et là, c'est 990 euros jusqu'à ce qu'on remettra à jour la formation. Après, je pense on va la remonter à mille quatre, mille cinq, mille six, on verra jusqu'à où on peut, quoi. Et après, c'est vraiment, en gros, ce qu'on a récemment, on a changé notre offre, en vrai, avec le 8lab. Avant, avec le 8lab, c'était 2k, t'avais un coach. Et là, en fait, du coup, on a enlevé le coach, on est passé à 990, on l'a mis en abonnement pour vraiment que les coachs aient moins de personnes et soient vraiment à fond. Et du coup, à côté, on a lancé le Incubate. Ça commence à 6 000 euros. Et là, l'objectif du Incubate, c'est vraiment, pour le coup, tu n'as pas un coach, mais tu as toute une équipe. Et là, c'est vraiment ultra, ultra poussé, vraiment dans les moindres retranchements. Tu es constamment, tu as 5, 6 lives par semaine.
56:23Tu parles tous les jours à tous les coachs. Les coachs, on a des réunions tous les jours dans nos bureaux ici pour justement répondre à leurs problématiques. C'est vraiment notre nouveau produit phare, très high level, pour les personnes qui partent de rien ou pas. Et là, on met beaucoup de focus sur ça et c'est ce qui nous permet de faire énormément augmenter le volume de la warehouse en ce moment, parce que du coup, le taux de réussite, d'après le coup, il est vraiment maximal et ça nous permet de scaler fort et on s'y retrouve comme ça. Ouais, et puis ils ont accès au fulfillment après s'ils ont des grosses commandes à faire, etc. Quelqu'un, Fairplay, il demande quand est-ce que ce sont les mises à jour AI dans le 8lab. Là, on va lancer en... Là, je pense troisième semaine de septembre, le 20 septembre,
57:09on va se dépêcher. Le problème, c'est que je pars en Chine bientôt, donc on est en train de mettre un petit speedrun par rapport à ça. Mais en tout cas, courant septembre, sûr. On a une question qui revient deux fois, je ne sais pas de quoi il s'agit, mais il y a deux fois les personnes qui disaient : à quand le prochain salon en France ? Ah oui, parce qu'on a organisé des grands... On a organisé des très gros événements en France, le dernier, on était plus de 1 000. Là, on va partir sur un nouveau process. En fait, on va avoir un événement par mois à Dubaï, que ce soit des méga yacht parties, enfin pas parties, mais méga yacht networking, ou alors que ce soit dans des grandes salles, enfin un événement par mois. Et ensuite, on va faire un gros gros event l'année prochaine, donc il n'y aura pas ce Q4, mais ce sera l'année prochaine, je pense Q1 ou Q2, à Paris, un truc vraiment massif, assez exceptionnel. Et potentiellement, on aimerait aussi faire un mastermind
57:56l'année prochaine, on n'est pas encore sûr de ça parce qu'on a déjà beaucoup de travail. Ok, trop bien. Moi, j'ai une question qui me vient. Dans 44 Advisory, c'est quoi ton flair qui fait que tu repères une marque et tu te dis oh, celle-là, ça vaut le coup, genre celle-là, je vais la prendre sous mon aile et ça va très très bien se passer ? Il y a deux choses. Bon, déjà, une marque qui arrive à avoir de la croissance, assez simple. En fait, moi, ce qui m'excite le plus, c'est récupérer des mecs qui payent pas leur TVA, qui sont pas rentables en payant leur TVA, et en fait, du coup, tu peux dévaloriser à mort la boîte. Et après, toi, tu prends tous tes process que t'as en interne, parce que forcément, les mecs qui ont ce genre de boîte, ils ont pas du tout les mêmes process que nous.
58:41Nous, il y a instantanément 40 cerveaux qui se branchent à une marque, qui te mettent tout ce qu'on a mis en place. Donc en fait, on peut aller créer de la rentabilité quasiment instantanée et après, en fait, scaler ce que le mec a fait, mais rentable. Et ça, c'est des belles opportunités et c'est gagnant-gagnant, parce que le mec n'a pas payé sa TVA, il a pris son cash, et du coup on va devoir avoir la dette de TVA sur le dos et tout, enfin un peu un bordel, mais du coup on va réussir à la rendre rentable très rapidement avec tous nos process. Et après, c'est des boîtes qui font, allez, 10, 15 % d'EBITDA avec un produit exceptionnel à récurrence et des mecs qui ont un excellent produit et que vraiment les gens sont addicts. Genre, typiquement, la marque Bonjour, c'est une marque que je pourrais totalement me mettre dans le scope de rachat
59:27parce que bon, j'ai jamais testé leur produit, mais de ce que je vois, les gens, ils ont l'air de surkiffer le produit. Ils ont une putain de... Enfin, les clients sont vraiment satisfaits. Ils ont une bonne marge de ce qu'on m'a dit, après c'est les on-dit, et surtout récurrence de tarés. Donc ça, à scaler, c'est plutôt cool. Ok, trop bien. Et aussi, il faut que ça rentre dans mon agenda. Mon but, c'est de créer un écosystème de marques, d'abord pour l'homme, après pour la femme. Mais typiquement, l'homme, il se lève, il a besoin de sa brosse à dents, ensuite il a besoin de se raser, il a besoin de se doucher, il a besoin de manger des compléments alimentaires, il a besoin d'avoir ses céréales, il a besoin de s'habiller, il a besoin de tout. Et en fait, moi, je vais posséder toutes les marques et en fait les faire collaborer ensemble pour avoir un groupe de marques solides qui se font tout exploser l'une à l'autre, qui possèdent. Trop bien, on clôture cette heure
1:00:13précisément. Merci beaucoup Alex. Merci à tous ceux qui étaient dans le live, c'était un record d'audience. Merci à tous, n'hésitez pas à vous abonner, il y aura d'autres podcasts comme ça. Merci à tous, on se retrouve pour le prochain épisode de Marketing & Chill. Ciao ciao.